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Message par jp le Jeu 14 Aoû 2008 - 18:57

Sommaire
Les pêcheurs pratiquent de plus en plus la prise et remise à l’eau du poisson vivant. Cette augmentation a deux raisons : les pêcheurs considèrent que la technique va dans le sens de la conservation et les gestionnaires des pêches la prescrivent. Malgré le recours très fréquent à la prise et remise à l’eau, il existe en règle générale un manque de compréhension concernant la mortalité qu’elle engendre et l’incidence que peut avoir la variété des techniques sur le taux de mortalité.
Heureusement, l’élargissement de cette pratique par les pêcheurs a coïncidé avec des recherches poussées dans ce sens. Quoique la majorité des études à ce jour aient porté sur des espèces particulières, il est possible de faire des recommandations d’ordre général en fonction des renseignements disponibles.
Bien que la pêche avec remise à l’eau soit physiologiquement stressante, ce stress et par conséquent la mortalité peuvent être minimisés si on respecte certaines directives générales. Les pêcheurs doivent posséder du matériel de pêche approprié à l’espèce pêchée, permettant ainsi une capture rapide. L’usage d’hameçons sans ardillons et d’hameçons circulaires devrait être envisagé afin de réduire le temps de remise à l’eau requis. Le poisson devrait passer un minimum de temps hors de l’eau et être relâché rapidement. On doit tenir compte de la profondeur de la capture, de l’emplacement de l’hameçon et de la quantité de sang perdu avant de décider si un poisson doit être remis à l’eau ou non.
Le poisson sera blessé le moins possible si l’opération de prise et remise à l’eau est effectuée correctement. Cette pratique devrait donc être encouragée. Toutefois, en raison des différences existant entre les espèces relativement aux techniques de capture avec graciation, on recommande la poursuite des recherches afin d’élaborer des directives particulières aux espèces.
Introduction
Au cours des dernières décennies, la remise à l’eau est devenue une pratique courante auprès des pêcheurs. Dans un rapport des pêcheries sportives de l’Ontario produit en 2000, seulement 5% des pêcheurs ayant pris part à l’étude ont affirmé ne pratiquer aucune graciation (OMNR 2003). La remise à l’eau peut être pratiquée de façon volontaire ou par le support de la réglementation. En Ontario, les limites de taille sont utilisées comme technique de gestion dans plusieurs plans d’eau pour une variété d’espèces piscicoles. Il peut être obligatoire de gracier un poisson s’il sa taille est inférieure à la taille minimum, supérieure à la taille maximum permise, ou encore dans une tranche de taille protégée. De plus, les pêcheurs peuvent pratiquer la remise à l’eau de façon volontaire comme technique de conservation.
L’une des composantes de base de l’augmentation de la graciation, tant chez les pêcheurs que chez les gestionnaires, est la présomption que le poisson gracié survit à cette expérience. Cette présomption provient de l’observation du fait que lorsqu’un poisson est relâché suite à sa capture, il s’éloigne par lui-même, apparemment sans heurt. Par contre, la recherche indique que la majeure partie de la mortalité se produit quelques temps après la remise à l’eau (Muoneke et Childress, 1994), et c’est donc dire que les poissons apparemment an santé lors de la graciation peuvent souffrir plus tard de blessures ou de détresse causés par la pratique de la remise à l’eau. Étant donné l’impact potentiel de la mortalité sur le succès de la remise à l’eau et tant que mesure de gestion, on constate un accroissement de la demande afin de comprendre le taux de mortalité causé par la graciation et pour déterminer comment les différents facteurs peuvent affecter le taux de survie des poissons.
L’impact de la mortalité causé par la pratique de la remise à l’eau est souvent sous-estimé tant par les pêcheurs que par les gestionnaires de la ressource. En tenant en ligne de compte 118 études sur la remise à l’eau qui, au total, comptent des données sur plus de 120000 poissons, la moyenne de la mortalité associée à la pêche avec graciation était de 16.2%. Ainsi, bien que plusieurs pêcheurs présument que par la pratique de la remise à l’eau, ils n’ont aucun impact sur la population de poisson, un nombre significatif des poissons relâchés peuvent mourir. De surcroît, plusieurs pêcheurs continueront à pêcher après avoir effectué leur nombre légal de captures sous prétexte qu’ils relâcheront toutes les captures subséquentes, mais souvent ils ne tiendront pas compte du nombre de poissons qui mourront par inadvertance des suites de cette pratique. Le but de la présente étude est de synthétiser la connaissance actuelle reliée à la pêche avec remise à l’eau et de développer des lignes directrices afin de minimiser la mortalité engendrée par la pratique de la remise à l’eau. Bien que les tournois de pêche connaissent une augmentation en Ontario, cette étude n’examine pas les spécificités de la pêche de tournoi. Par contre, dans certains cas, des données provenant de recherches spécifiques sur les tournois seront présentées, lorsqu’elles peuvent être appliquées à des situations de pêche hors-tournoi. Étant donné la nature toute particulière de la pêche de tournoi et l’augmentation de la popularité de ces même tournois, une étude des pratiques des tournois devrait être réalisée.
Variables influant une remise à l’eau avec succès
Réponse physiologique
Un certain nombre d’études ont tenté de déterminer les effets physiologiques reliés à la pratique des procédures de graciation. De ces études, certains effets peuvent être identifiés. Un combat inutilement prolongé peut mener à l’épuisement. Ceci se caractérise par une forte augmentation d’acide liée aux protons du fluide extra-cellulaire de muscles mal perfusés. Plus spécifiquement, cela cause une augmentation des niveaux de lactates dans le sang et l’affaissement des lamelles des branchies, ce qui engendre une élimination quasi complète des transferts des gaz. Ainsi, les niveaux de CO2 dans le sang augmentent alors que les niveaux d’O2 diminuent. Le combat jusqu’à épuisement et l’exposition à l’air sont maintenant reconnus pour leur augmentation du rythme cardiaque et leur diminution de l’efficacité du muscle cardiaque. Bien que la réponse physiologique des poissons aux pratiques de remise à l’eau soit relativement bien comprise, on en sait encore peu sur l’impact cumulatif des ces facteurs de stress. Certains effets du stress causé par la graciation sont la diminution du taux de croissance, la diminution de l’efficacité reproductrice et l’augmentation de la sensibilité à certaines maladies et à certains pathogènes. Clapp et Clark (1989) ont découvert que le taux de croissance de l’achigan à petite bouche était relié au nombre de fois où il avait été piqué, et donc que les ferrage et / ou le combat réduisait cette croissance. Mason et Hunt (1967) ont examiné sur une période de quatre mois la survie et la croissance de truites arc-en-ciel qui avaient été profondément piquées. Ils ont révélé que du nombre des poissons qui avaient survécu jusqu’à la fin de la recherche, il n’y avait pas de diminution marquée du taux de croissance des poissons relâchée, même chez les spécimens dans lesquels on avait laissé les hameçons. En examinant les effets de la graciation sur le succès à la reproduction, Booth et al. (1994) ont découvert qu’il n’y avait pas de différence significative dans la survie des œufs tant chez des saumons atlantiques pêchés à la ligne et relâchés que chez les saumons non graciés. Tout au contraire, Cooke et al. (2000) ont démontré que pour l’achigan à grande bouche, qui apporte une protection parentale aux œufs, les individus capturés et graciés montraient une augmentation de la tendance homophage et du délaissement des petits. De la même façon, on a prouvé que la capacité à défendre le nid de l’achigan à petite bouche diminuait suite à une capture des spécimens adultes sur leur nids (Suski et al., 2003). Ainsi, au moins pour certaines espèces, on a maintenant la preuve que la pratique de la remise à l’eau peut mener à une réduction de la croissance ou du taux de succès à la reproduction.
En plus du stress physiologique non mortel, la pratique de la graciation cause des blessures qui, malgré le fait qu’elles ne soient pas initialement mortelles, peuvent avoir un impact négatif sur le poisson. Par exemple, les hameçons peuvent endommager les branchies, la mâchoire, l’œsophage et les yeux. Ces blessures peuvent limiter la capacité à se mouvoir, à se nourrir ou à se reproduire, ce qui entraîne la perte de poissons en santé au sein d’une population.
Type d’hameçon
Bien que des variation considérables existent entre les différentes espèces au niveau des effets du type d’équipement en ce qui a trait à la mortalité suite à la graciation, plusieurs généralisations peuvent être faites. Alors qu’il y ait quelques variations entre les espèces, l’utilisation de « circle hooks » réduit le taux de mortalité. Les circle hooks diffèrent des hameçons traditionnels de type « J » de par leur forme, puisque la pointe de ces hameçons est perpendiculaire à la hampe (ou dos). On a déjà démontré que les circle hooks étaient moins susceptibles d’être enfoncés profondément; toutefois, on a aussi noté que chez les crapets, il y avait une augmentation possible de l’incidence des blessures au yeux (Cooke et al. 2003b). Dans une étude sur l’efficacité des circle hooks, Cooke et Suski (2004) ont découvert que l’utilisation de ce type d’hameçon diminuait le taux de mortalité général d’environ 50%, bien qu’on ait remarqué des variations entre les espèces. Les hameçons sans ardillons sont souvent recommandés comme alternative aux hameçons traditionnels afin de diminuer le taux de mortalité suite à la remise à l’eau. En fait, le Manitoba et l’Alberta ont même modifié leur réglementation afin que seuls les hameçons sans ardillons soient utilisés, désirant ainsi diminuer la mortalité des poissons graciés dans ces mêmes provinces. On a démontré que les hameçons sans ardillons diminuaient le temps de manipulation en rendant la tâche de retirer les hameçons plus facile, ce qui diminuait par la même occasion la mortalité (Cooke et al., 2001). Schaeffer et Hoffman (2002) ont aussi prouvé que le temps de décrochage était réduit lors de l’utilisation d’hameçons sans ardillons, mais cette même étude a aussi indiqué que les pêcheurs capturaient 22% plus de poissons en utilisant des hameçons avec ardillons qu’en utilisant des hameçons sans ardillons. De la même manière, l’utilisation d’hameçons sans ardillons s’est avérer réduire la mortalité chez les truites (Taylor et White, 1992). On a aussi émis la suggestion que les hameçons sans ardillons diminuent les dommages aux tissus. Donc, bien que les hameçons sans ardillons soient généralement moins dommageables pour le poisson, certains pêcheurs peuvent hésiter à les utiliser parce qu’ils craignent de diminuer ainsi leur succès de pêche.
Appâts vivants VS artificiels
L’influence du type d’appât a aussi été examinée dans un certain détail. On a découvert que la mortalité suite au ferrage était beaucoup plus élevée avec des appâts naturels qu’avec des appâts artificiels pour le bar rayé (Wilde et al., 2000). De manière similaire, les hameçons appâtés de vers sont avalés plus profondément que les leurres artificiels et les mouches chez les crapets, ce qui mène à une plus forte mortalité (Siewert et Cave, 1990). Dans une étude comparative de la mortalité du doré suite au ferrage avec des sangsues naturelles et des sangsues artificielles, la mortalité fût de 10% et de 0% respectivement, et l’utilisation de sangsues naturelles était aussi liée à l’enfoncement de l’hameçon plus en profondeur (Prayer et al., 1989). Des données pour l’achigan à petite bouche révèlent aussi une mortalité de 11% avec l’utilisation de menés et de 0% avec l’utilisation des leurres tournants (Clapp et Clark, 1989).
Récemment, l’utilisation de leurres olfactifs artificiels a connu une augmentation. On croit que les leurres olfactifs artificiels sont attaqués de la même façon que les leurres naturels par les poissons, ce qui augmente la mortalité. Supportant cette hypothèse, Schisler et Bergersen (1996) ont découvert que la mortalité au ferrage était significativement plus élevée lorsque les poissons étaient capturés sur des leurres odoriférants que lorsque des leurres sans odeurs étaient utilisés. Par contre, Dunmall et al. (2001) one démontré que les leurres odoriférants n’ont pas d’effets sur la mortalité de l’achigan à petite bouche. Ces études nous portent à croire que l’utilisation de leurres organiques, et possiblement de leurres olfactifs artificiels, était liée à une ingestion plus profonde de l’hameçon, ce qui augmente les chances de blessures lors du décrochage et augmente la durée de manipulation et d’exposition à l’air. Donc, la mortalité reliée à la remise à l’eau peut être réduite par l’utilisation de leurres artificiels.
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Message par xtof le Jeu 14 Aoû 2008 - 19:40

Tiens, ça me fait penser que pour ce soir, faut que je décongèle un petit bar, allume le grill et cueille le fenouil ... pour 4.

Ah, au fait, bon aniv JP !
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Re: no kill (page 1)

Message par blp-admin le Jeu 14 Aoû 2008 - 19:46

pfffffffffffffff XTOF je te fous a la baille la prochaine fois,pour tes propos deplacés!!!!!!
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Re: no kill (page 1)

Message par xtof le Jeu 14 Aoû 2008 - 19:54

Bon, d'accord, mais tu me laisses ton Flash Minnow avant !
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Re: no kill (page 1)

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